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Canguilhem dans l'entre deux guerres

Séminaire présenté par Michele Cammelli

Traducteur italien des textes de jeunesse de Georges Canguilhem

Auteur de plusieurs articles sur la question de la biopolitique et sur la tradition épistémologique

Quatre séances :

mercredi 24 octobre, 7 et 28 novembre, 5 décembre

de 18h à 20h

salle 171 E - Halle aux Farines

Esplanade des Grands Moulins - Paris 13e

Le séminaire vise à mettre à jour un moment inédit et inconnu de la réflexion de Canguilhem, le moment de l’entre-deux-guerres.

Normalement on considère l’essai sur Le normal et le pathologique de 1943 comme le début de l’œuvre du philosophe. Tout ce qui vient après semble témoigner d’un travail de réflexion soigneusement circonscrit au domaine de l’épistémologie de la biologie et de la médecine. Néanmoins, si on lit ce que Canguilhem a écrit entre le milieu des années vingt et le milieu des années trente, on redécouvre une réflexion sur les normes, sur la technique et sur la science dejà en train de se constituer.

Les enjeux politiques de cette première réflexion sont clairs. Comme on le sait, le Canguilhem de l’après-guerre s’est préoccupé notamment du vivant, des savoirs qui le transforment en objet de connaissance (les sciences de la vie) et des techniques destinées à le prendre en charge au moment de son altération pathologique (la médécine). Comme on le verra dans le séminaire, le Canguilhem de l’entre-deux-guerres se préoccupe surtout de la question du corps social, des savoirs qui le rendent en objet de connaissance (la sociologie et l’histoire) et des pouvoirs qui l’investissent (les techniques de gouvernement).

Pour dégager cette mise en question politique des normes nous proposerons le parcours suivant. On partira du mémoire de maîtrise Théorie de l’ordre et du progrès chez Auguste Comte (1926), on passera par les nombreux articles philosophiques et politiques écrits dans les revues “Libres Propos” (1927-1934) et “Europe” (1929-1936), on relira avec attention la critique du fascisme qu’il propose dans l’essai Le fascisme et les paysans (1935) et on terminera par la relecture de deux articles écrits dans la deuxième moitié des années trente et qui nous semblent montrer le lien entre la réflexion politique et la réflexion épistémologique du philosophe : Descartes et la technique (1937) et Activité technique et création (1938).

 

 

 

 

 

 

 

 

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