CENTRE GEORGES CANGUILHEM

Histoire et philosophie des sciences du vivant et de la médecine

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Psychiatrie, neurologie et neurosciences cognitives : apports réciproques

Journée organisée par Romain Schneckenburger et Sarah Troubé

Université Paris Diderot,

Bâtiment Les Grands Moulins, Hall C, 6ème étage, Salle Pierre Albouy

5 rue Thomas Mann, Paris 13e

Plan d’accès : http://www.univ-paris-diderot.fr/DocumentsFCK/viuniv/File/Plan_gnal_2D.swf

S’il est classique de distinguer neurologie et psychiatrie, cette séparation repose sur une frontière toujours mouvante entre troubles cérébraux organiques et troubles cérébraux fonctionnels. Or, le développement et l’extension croissante des sciences du cerveau et de la psychopharmacologie dans ces dernières décennies peuvent apparaitre comme un bouleversement épistémologique, venant modifier en profondeur la conception de la psychiatrie. Cette dernière deviendrait un versant clinique des neurosciences, partageant, sur le plan théorique, les mêmes programmes de recherche visant à dégager des explications neurocognitives des phénomènes, et, sur le plan pratique, l’utilisation des mêmes molécules dans la prise en charge des patients.

Cette évolution doit-elle être comprise comme un retour à une conception précédant l’autonomisation de la psychiatrie, ou aux idées défendues au cours du 19ème siècle par le courant organiciste, assimilant maladie mentale et maladie du cerveau ? Comment analyser aujourd’hui l’intrication des discours et des pratiques dans les neurosciences et dans la psychiatrie, tout en posant la question de l’originalité et de la spécificité de chacun de ces domaines ?

Une première journée d’étude, organisée en octobre 2012, avait abordé cette problématique sous l’angle à la fois de l’approche historique des rapports entre neurologie et psychiatrie, et d’études comparatives des programmes de recherche, pratiques et phénomènes cliniques propres aux neurosciences cognitives et à la psychopathologie. Cette deuxième journée approfondira certaines questions soulevées alors : des phénomènes comme la dépression, le délire, les troubles des fonctions supérieures sont-ils cliniquement identiques dans ces deux champs ? Dans quelle mesure les protocoles expérimentaux et les techniques thérapeutiques proposés dans le cadre de troubles neurologiques sont-ils applicables en psychiatrie ?

Cette journée accordera une attention particulière à la question de l’usage transversal à ces deux disciplines de certaines molécules, de certaines méthodes de réhabilitation fonctionnelle et cognitive, ainsi que de certaines techniques, notamment l’imagerie cérébrale : il s’agira là encore d’articuler les perspectives historique et épistémologique à l’analyse des pratiques cliniques appuyées sur des exemples précis.

Matinée : Présidence : Céline Lefève (Université Paris Diderot)

9h : Introduction : Sarah Troubé, Romain Schneckenburger

9h15-10h : Emmanuel Fournier (PU-PH en neurophysiologie, Hôpital Pitié-Salpétrière - Université Pierre et Marie Curie) : Quelle place donner au cerveau, quelles assurances lui demander ?

10h-10h45 : Bernard Pachoud (PU, Université Paris Diderot) : Les déterminants du retentissement fonctionnel et du devenir à long terme des personnes vivant avec des troubles graves de santé mentale. Une approche pluridisciplinaire nécessaire

10h45-11h15 : Pause café

11h15-12h : Vincent Pidoux (Maitre d’enseignement et de recherche, Université de Lausanne) : Déficits cognitifs et remédiation entre neuroimagerie, neuropsychologie et psychiatrie

Déjeuner libre

Après-midi : Présidence : Sarah Troubé (Université Paris Diderot)

14h-14h45 : Romain Schneckenburger (doctorant, ENS/ Paris Diderot) : La distinction entre neurologie et psychiatrie en France entre 1940 et 1968 :  le point de vue de certains neuropsychiatres

14h45-15h30 : Emilie Bovet (Maitre d’enseignement et de recherche, Université de Lausanne) : Créer des territoires de convergence : l’exemple du diencéphale

15h30-15h45 : pause


15h45-16h30 : Maxence Gaillard (Doctorant, ENS Lyon-LSH) : Nouveaux outils d’imagerie et recherches sur la cognition : la division du travail épistémique confrontée aux évolutions technologiques

16h30-17h15 : Table ronde de clôture

Pages

CENTRE GEORGES CANGUILHEM

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