CENTRE GEORGES CANGUILHEM

Histoire et philosophie des sciences du vivant et de la médecine

mac online casinos for fun https://www.euro-online.org/enog/inoc2007/Papers/mac blackjack for mac os

Collection Questions de soin

Comité éditorial : L. Benaroyo, C. Lefève, Cl. Marin, J. - C. Mino, F. Worms, N. Zaccaï-Reyners

Derniers ouvrages parus :

Fabrice Gzil
La maladie du temps.
Sur la maladie d’Alzheimer

PUF

La maladie d’Alzheimer n’est pas qu’une maladie de la mémoire, c’est une maladie du temps, dans tous les sens du terme.
Le point de départ de cet ouvrage est une réflexion philosophique sur ce handicap évolutif qu’on appelait autrefois démence sénile et qu’on appelle aujourd’hui maladie d’Alzheimer. Sa thèse est que l’Alzheimer n’est pas seulement une maladie de la mémoire, mais une maladie du temps, peut-être même la maladie du temps par excellence : parce qu’elle est devenue, après le cancer et le sida, la maladie mythique de notre époque parce que la temporalité souvent déroutante de son évolution déjoue les modèles traditionnels du soin et parce qu’elle induit, chez les personnes malades et leur entourage, des modifications profondes du rapport au temps vécu.
Envisager l’Alzheimer comme une maladie du temps permet de mieux comprendre le vécu de la maladie et les difficultés qu’elle soulève. Cela permet aussi de concevoir de nouvelles réponses individuelles et collectives aux considérables défis qu’elle occasionne. Cela permet, enfin, de reconnaître que toutes les maladies ont partie liée au temps : en tant qu’elle est la maladie du temps par excellence, la maladie d’Alzheimer montre le rapport nécessaire du soin au temps et nous invite à replacer le temps au cœur de la pensée du soin.

Fabrice Gzil est responsable du pôle Études et recherche à la fondation Médéric Alzheimer. Sa thèse de doctorat a obtenu le prix Le Monde de la recherche universitaire et a été publiée sous le titre Maladie d’Alzheimer : problèmes philosophiques (Puf, 2009). Il a récemment codirigé, avec Emmanuel Hirsch, le collectif Alzheimer, éthique et société (Érès, 2012).

***

Philippe Barrier, Le patient autonome

Comment repenser, à la lumière d’une conception novatrice de la norme de santé, la question délicate de l’autonomie du patient.


La question de l’autonomie du patient ne peut être enfermée dans une alternative stérile entre liberté totale ou, au contraire, tutelle médicale. Le vrai problème et sa solution résident dans la conception de la norme. Cet ouvrage fait l’hypothèse que le patient possède une potentialité Ç auto-normative È qui le rend susceptible de penser par lui-même sa santé, dans une étroite collaboration avec le médecin. La relation médecin-malade apparaît dès lors comme un enrichissement mutuel. Par une succession de prises de consciences, le patient peut parvenir à une revalorisation de sa vie avec la maladie, qui lui permettra éventuellement de donner une dimension éthique et pédagogique à son « épreuve de la maladie ».

Philosophe et docteur en sciences de l’éducation, Philippe Barrier est aussi un patient chronique possédant une longue expérience de la vie avec la maladie. Il a obtenu le prix IDS Santé de l’Académie de médecine en 2011, avec son précédent livre, La blessure et la force(Puf, 2010), qui présentait cette puissance normative inhérente au vivant humain, dont il développe toutes les implications dans ce nouvel ouvrage.

* * *

Manuel poétique et pratique à l’usage des soignants et autres curieux

Anne Guérin, Claudie Cachard

Des soignants en psychiatrie écrivent, avec récits à l’appui, leurs activités quotidiennes, leurs épreuves, leurs ressources et y témoignent d’un travail spécifique centré sur la relation.

Veiller C’est la nuit. Un patient m’explique qu’un serpent l’a pénétré par le sommet du crâne. Il ne peut plus se rendormir. Spontanément, je lui réponds que, dans la pharmacie, je n’ai aucun remède contre les serpents. Je me rends compte de l’ineptie de ma réponse. Mais à ma grande surprise cet homme me sourit et repart se coucher.

Le mot « veiller » a fait surgir ce récit dans l’écriture du Manuel. Ce mot fait partie du lexique composant l’ouvrage. Manuel pratique, car il vient du soin et y retourne. Il le décrit avec précision, il s’y adresse pour le soutenir. Manuel poétique d’un genre nouveau, car il part des mots relationnels qui éclairent les actes, les gestes, les vies. Ils composent un paysage pour le soin.

Le Manuel pratique et poétique est composé d’un lexique de 37 mots faisant partie du vocabulaire psychiatrique, du langage courant ou issus d’expressions propres au groupe d’auteurs qui ont écrit cet ouvrage.Ces mots ont fait surgir des récits d’expérience en psychiatrie et des réflexions de soignants. De façon pratique il construit des outils qui permettent d’éclairer le travail clinique au quotidien. De façon poétique, il évoque de manière sensible ce qui est vécu dans la relation de soin. Il traduit finalement en mots la lumière et la musique émanant des fonds psychiques souterrains lorsqu’ils entrent en résonance dans l’intime de soi et avec l’autre.

Ouvrage écrit à plusieurs voix, toutes singulières, réunies dans le groupe Corps Psychose Psychanalyse constitué au début des années 1980. Il réunit des professionnels de diverses disciplines en milieu psychiatrique et médico-social. Le Manuel pratique et poétique est l’ouvrage de six d’entre eux.

* * *

PUF


Frédérique Bisiaux, Soin maternel

Rappeler que le soin maternel constitue une norme vitale et morale d’existence ne conduit pas seulement à déconstruire la catégorie sociale de « mère », mais à placer au centre la relationnalité de la vie et la condition de son expansion : la relation maternelle.

Le soin maternel n’est pas une activité secondaire liée à une essence féminine supposée. Bien au contraire, c’est par le soin comme relation vitale, morale et sociale que se constitue le « maternel » qui est donc, lui aussi, tout à la fois social, vital, moral et relationnel. Appuyé sur les données de l’éthologie et de la psychanalyse, sur des analyses de philosophie morale, sociale et politique, ce livre montre que le soin dépasse l’alternative entre un essentialisme de la « nature » (qu’il s’agit de déconstruire) et un relativisme qui ne verrait plus rien de vital et de moral dans une telle relation, une fois dissociée comme elle l’est ici de tout postulat de « genre ». Le soin maternel retrouve alors toute sa puissance de genèse et de soutien, mais aussi de critique, voire de résistance, dans les débats les plus actuels du moment. À travers le soin maternel, ce livre nous reconduit à l’expérience et à la vie de chacun, comme aux problèmes moraux, sociaux et politiques de tous.

Frédérique Bisiaux est professeure de philosophie en classes préparatoires aux lycées Gaston Berger et Faidherbe de Lille.

***

Souffrance et douleur. Autour de Paul Ricoeur

PUF

Sous la direction de Claire Marin et Nathalie Zaccaï-Reyners

« La souffrance n’est pas la douleur » est un texte de Paul Ricœur il est suivi de cinq lectures le commentant ou mettant en perspective les thèses défendues avec des enjeux pratiques du soin.

Dans un texte bref et essentiel prononcé et publié en 1992, Paul Ricœur interrogeait l’expérience de la souffrance au cœur de l’existence humaine. Il en dépliait les horizons dans le rapport à soi et à l’autre, depuis la douleur corporelle jusqu’à la souffrance morale. Ce volume se propose de donner aujourd’hui à relire ce texte clé tant pour sa compréhension que pour une réflexion sur l’anthropologie philosophique et l’éthique du soin. Les contributions qui le suivent, chacune à leur manière, rebondissent sur les éléments d’analyse aujourd’hui particulièrement stimulants qui sont les siens, tout en les mettant en perspective avec certains enjeux très concrets du soin dans nos vies.

Table des matières

Avant-propos, par Claire Marin et Nathalie Zaccaï-Reyners

La souffrance n’est pas la douleur, par Paul Ricœur (1992)

Lectures :
Souffrant, agissant et vivant, par Frédéric Worms

Le visage de la souffrance, par Claire Marin

Le sens de la souffrance, par Lazare Benaroyo

L’expérience du mal physique, par Jean-Christophe Mino

Souffrance et démence, par Natalie Rigaux

Nathalie Zaccaï-Reyners, docteur en sciences sociales, est chercheur au FNRS et professeur à l’Université libre de Bruxelles (Institut de so-ciologie, Groupe de recherche sur l’action publique). Elle a notamment dirigé Questions de respect (Éd. de l’université de Bruxelles, 2008).
Claire Marin, docteur en philosophie, enseigne en classes préparatoires. Elle est l’auteur de Violences de la maladie, violence de la vie (Armand Colin, 2008), Hors de moi (Allia, 2008) et a dirigé L’Épreuve de soi (Armand Colin, 2003).

* * *

Devenir médecin

PUF

Céline Lefève, Devenir médecin

Cinéma et philosophie permettent d’intégrer à la formation médicale une réflexion éthique essentielle sur le soin.

Notre médecine, bien qu’ultra-performante, échoue trop souvent à soutenir les patients et leur entourage. Devenir médecin exige non seulement d’apprendre le fonctionnement de l’organisme et les mécanismes des maladies, mais aussi de s’interroger sur l’expérience des malades et l’art de soigner.

L’analyse philosophique du chef-d’œuvre d’Akira Kurosawa, Barberousse (1965), qui conte la formation clinique d’un jeune médecin, révèle précisément que l’essence de la médecine réside dans le soin, celui-ci incluant tout autant la compréhension et l’accompagnement des malades que la lutte contre les maladies. Plus largement, c’est l’apport de la narration et de la fiction cinémato&shygraphiques à la formation à l’éthique du soin que démontre cet ouvrage de philosophie destiné aux soignants, et aux soignés que nous sommes ou serons tous un jour.

Table des matières

De la maladie au malade
I. Maladie et médecine dans le cinéma de Kurosawa
II. Récit de formation, formation au récit
III. La folie, l’eros et la science
IV. La mort
V. L’enfance et la misère

Rénover la formation au soin

Filmographie « Médecine et soin »
Films privilégiant le point de vue du malade et/ou de son entourage sur l’expérience de la maladie, du handicap et de la médicalisation
Films mettant en scène l’expérience des soignants et des médecins ainsi que les représentations sociales de la maladie et de la médecine

Céline Lefève, directrice du Centre Georges Canguilhem et chercheuse au Laboratoire de philosophie et d’histoire des sciences SPHERE, est maître de conférences à l’université Paris Diderot où elle enseigne la philosophie et l’éthique aux étudiants de médecine.

* * *

Soins intensifs

PUF

Jean-Christophe Mino, Soins intensifs

Une plongée au sein d’une unité de soins intensifs montrant que la technique ne s’oppose pas nécessairement à une relation humaine et que, si les médecins le veulent, elle en représente une médiation essentielle.

Symboles par excellence d’une médecine qui sauve des vies, les unités hospitalières de réanimation et de soins intensifs portent également à leur paroxysme le danger d’une déshumanisation des soins. Dans l’imaginaire collectif, cette médecine démiurge apparaît sous un double visage : elle redonne la vie, mais est aussi le possible lieu de l’acharnement thérapeutique, de pratiques froides et impersonnelles. Les patients se retrouvent dépendants de machines, observés et soumis à des procédures multiples, objets de soins dont la finalité avouée est la prise de contrôle de l’organisme. Ici plus qu’ailleurs, l’opposition entre technique et relation apparaît éclatante. Pourtant, à regarder de plus près le travail d’une unité de soins intensifs, les choses ne sont pas si simples. Cet ouvrage nous invite à réinterroger les liens entre technique et relation dans les pratiques soignantes.

Table des matières

Violence de la technique

1. Pratiquer l’empathie

2. Dire la maladie

3. Prendre soin jusqu’au bout

4. Comment faire pour « ne pas faire » ?

5. Savoir douter

6. Reliés par la technique

La technique comme relation

Médecin chercheur, directeur du Centre national de ressources soin palliatif, Jean-Christophe Mino étudie les enjeux éthiques et organisationnels des pratiques de soins. Il est co-auteur avec Emmanuel Fournier des Mots des derniers soins (prix d’éthique médicale Maurice Rapin) et a codirigé avec Frédéric Worms La philosophie du soin (Puf, 2010).

* * *

Soin et politique

PUF

Frédéric Worms, Soin et politique

Le lien entre soin et politique est primordial aujourd’hui. Mais il ne faut pas s’y tromper. Il ne s’agit pas de réduire le politique à un aspect minimal du soin, ni de lui confier tout le soin, maximal, de nos vies ! En réalité, le soin a plusieurs dimensions – secours, mais aussi soutien, travail (social), solidarité (juste), souci (du monde) – et chacune appelle une politique. Ainsi, non seulement le soin ne peut se penser sans le politique, mais ses différents aspects redonnent tout leur sens aux différentes tâches de la politique aujourd’hui. Ce livre, bref et synthétique, vise à ouvrir un nouvel espace de travail théorique et pratique pour le moment présent.

Table des matières

Introduction : Dimensions du soin

I – Secours et soutien

II – Travail et pouvoir

III – Liberté et égalité

IV – Du monde, cosmique et politique

Conclusion : Dimensions de la politique

Frédéric Worms est professeur à l’Université de Lille III et directeur du Centre international d’études de la philosophie française contemporaine à l’École normale supérieure. Il a notamment publié Le moment du soin (PUF, 2010) et codirigé La philosophie du soin(PUF, 2010) avec Lazare Benaroyo, Céline Lefève et Jean-Christophe Mino.

Pages

CENTRE GEORGES CANGUILHEM

UNIVERSITE PARIS DIDEROT PARIS 7

INSTITUT DES HUMANITES DE PARIS

Directeur honoraire : Dominique LECOURT

Directrice : Céline LEFEVE

Assistante de direction : Ariane BREHIER

Case courrier 7041

Université Paris-Diderot

5, rue Thomas Mann

75205 - Paris cedex 13

Téléphone : 01 57 27 65 12

Contact : centre_georges_canguilhem@univ-paris-diderot.fr